L’aveu le plus dur de la saison. Le capitaine de Liverpool a lâché des mots qui font mal, mais qui reflètent une vérité que tout le monde voit. FSG soutient toujours Slot. Mais jusqu’à quand ?
Ce n’est plus un problème de tactique ou de calendrier. C’est un problème d’âme. Virgil van Dijk a prononcé des mots qui résonnent comme un séisme dans l’histoire récente du club. « On ne devrait pas abandonner. Et c’est peut-être ce qui s’est passé à un certain moment. »
L’abandon, dit tout haut
La seconde mi-temps de Liverpool à l’Etihad a été une capitulation. Le capitaine a accusé son équipe d’avoir lâché prise et a présenté ses excuses aux supporters. « Evidemment, on sort du vestiaire avec les bonnes intentions de marquer et de faire 2-1 pour changer le cours du match. Mais l’inverse s’est produit. »
Ensuite, la phrase qui marquera. « Revenir de 3-0 est évidemment très difficile. Mais on ne devrait pas abandonner, et c’est peut-être ce qui s’est passé à un certain moment. C’est mentalement très dur en ce moment, je dois le dire. »
Bon nombre des 8 000 supporters qui avaient fait le déplacement n’ont pas attendu le coup de sifflet final, laissant Slot applaudir une tribune visiteurs presque vide.
Des excuses publiques, rarissimes
Van Dijk n’a pas cherché à protéger l’image du groupe. Il a assumé. « Les supporters étaient là pour nous soutenir. Je ne peux que m’excuser auprès d’eux pour ce que nous avons montré, surtout en seconde mi-temps. »
Puis, il a ajouté quelque chose de plus lourd encore. « Je me suis répété trop de fois cette saison. Evidemment, ça sort dans les médias parce que je suis toujours là. Nous avons déçu nos fans. Nous nous sommes déçus nous-mêmes. Et nous avons déçu le manager. »
« Suis-je fatigué de me répéter ? 100 %. Bien sûr. »
FSG tient. Mais les pièges s’accumulent
Le résultat désastreux a encore intensifié la pression sur Arne Slot avant un redoutable quart de finale de Ligue des Champions au Parc des Princes. Selon Paul Joyce du Times, FSG continue de soutenir le Néerlandais. Mais la liste des matchs à venir regorge de pièges potentiels qui pourraient ébranler cette conviction. Le PSG mercredi. Fulham en Premier League. Puis le retour contre Paris.
Van Dijk a regardé le PSG vendredi soir. « Ça va encore être très difficile. » Il n’en dit pas plus. Il n’en a pas besoin.
Trois matchs pour sauver une saison
« Si nous voulons tirer quelque chose de cette saison, nous devons essayer de faire quelque chose d’exceptionnel lors des trois prochains matchs. » Des mots simples. Un poids immense.
Le PSG attend mercredi au Parc des Princes. C’est la dernière chance. Et Van Dijk le sait mieux que quiconque. L’avenir d’Arne Slot, celui du club, celui d’une génération se joue là.
Virgil van Dijk