Dans un long article de fond publié par le Liverpool Echo, le journaliste Paul Gorst — correspondant de référence pour les Reds — lève le voile sur les coulisses du départ de Mohamed Salah. Et une révélation retient particulièrement l’attention.
Après la tempête de décembre, les eaux se sont apaisées. La réconciliation entre Slot et Salah était actée, au moins en façade. Mais en coulisses, le technicien néerlandais se serait senti discrètement conforté dans sa décision d’avoir écarté l’Égyptien. Sa conviction ? Liverpool était devenu plus compact sans le ballon en l’absence de sa star.
Une équipe moins brillante, mais plus solide
Ce n’est pas un hasard. Après le clash de Leeds et la mise à l’écart de Salah, Liverpool a entamé une série de 13 matchs sans défaite. Certes, le jeu produit n’était pas toujours agréable à regarder. Anfield a même sifflé lors d’un match nul contre Burnley, frustré par un football trop fermé. Toutefois, les résultats étaient là. Et pour un entraîneur sous pression, les points comptent davantage que les applaudissements.
Ainsi, selon Gorst, Slot aurait intérieurement tiré ses propres conclusions de cette période. Sans Salah dans le onze, l’équipe défendait mieux collectivement. Elle était plus difficile à manœuvrer. Plus organisée. Une analyse que le Néerlandais a gardée pour lui, mais qui aurait influencé ses choix tactiques tout au long de la seconde partie de saison.
La fissure qui n’a jamais vraiment cicatrisé
Par ailleurs, ce détail révélé par Paul Gorst permet de mieux comprendre pourquoi la relation entre Slot et Salah ne s’est jamais totalement reconstruite. L’apaisement était réel. Mais les convictions de Slot, elles, n’avaient pas changé. Le coach estimait que son équipe fonctionnait différemment selon la présence ou non de l’Égyptien. Et visiblement, cette réflexion l’a accompagné bien après la trêve de décembre.
Finalement, le départ de Salah en fin de saison prend une dimension supplémentaire à la lumière de cette révélation. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un clash public. C’est aussi celle de deux visions du jeu qui n’ont jamais vraiment coïncidé.
Mohamed Salah